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Souveraineté et construction européenne

La notion de souveraineté est remise en cause par le processus permanent de la construction européenne. Si nous sommes tous européens, les élites technocrates, pro Union Européenne, ont tourné le dos au peuple. Nous assistons même à une absence de débat au sein du fédéralisme européiste et nul ne semble se préoccuper des conséquences sur nos pays. Peut-on gouverner sans souveraineté ? Dans son discours pour la France du 5 mai 1992, Philippe Seguin dénonçait l'intégration supranationale de la construction européenne depuis le traité de Rome, passant des actes aux jurisprudences dans le secret des commissions et se développant contre les peuples, enterrant la conception de souveraineté nationale et des grands principes issus de la Révolution. D'un point de vue législatif, par le principe de primauté, le droit européen l'emporte sur toute disposition contraire du droit national. Ce principe est la conséquence de la supériorité du droit international sur le dr...

Patriotisme à la française

Existe-t-il un patriotisme, peut-on être patriote en France ? La question peut en faire sourire certains mais pourtant elle mérite d’être posée tellement ce mot peut sembler grossier aux yeux de certains ou faire passer comme extrémistes ceux qui l’emploient. Notamment en France, puisque il semble moins choquant de l’être aux Etats-Unis par exemple. Si l’on se réfère à la définition du mot patriotisme, c’ est un sentiment partagé d'appartenance à un même pays, la patrie, sentiment qui en renforce l'unité sur la base de valeurs communes. Il conduit à ressentir de l'amour et de la fierté pour sa patrie. Le patriote est prêt à se dévouer ou à se battre pour elle afin d'en défendre les intérêts. Le diplomate et romancier Romain Gary avait eu cette citation, reprise en partie par le Général de Gaulle, le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres. Pour Napoléon Bonaparte, l'amour de la patrie est la première vertu de l...

Humanisme, multiculturalisme, terrorisme

Je suis Charlie, Je suis Paris, Je suis Nice, Je suis Londres, Je suis Barcelone… Combien de « Je suis » devront être célébrés afin que nos gouvernements ouvrent les yeux et agissent dans l’intérêt protecteur des citoyens. Je suis surtout colère face à cette insouciance de nos élites. Par cette inconscience, par cette lâcheté, par cette soumission en partie mercantile, personne n’est en sécurité face à cette barbarie terroriste islamiste. Pourtant, après les attentats de Charlie Hebdo, qui nous a tous unis dans la solidarité, ma première réaction après les hommages fut de dire que nous payons 30 ans de laxisme en matière sociétale, 30 ans de recul sur notre identité culturelle, 30 ans de recul sur nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité. En 2 ans et demi, nous ne comptons plus le nombre de victimes, mais restons exaspérés de cette situation sur laquelle nos élus n’ont toujours rien appris ni compris, se rendant complice de ce terrorisme. Alors q...

Quand la jeunesse déRAPe

Depuis quelques années, je me pose la question sur l'avenir de nos jeunes. C'est la raison essentielle qui m'a donné l'envie de m'investir en politique, quel futur pour nos enfants ? Mais cette question peut trouver une réponse lorsque nous observons l'évolution de cette jeunesse. A la fin du XXème siècle, les programmes enseignés à l'école, au sens large, restaient de qualité, même si nous avions perdu quelques heures d'enseignement en français, matière permettant  d'accéder au savoir. Les dérives ont commencé avec un abaissement de l'instruction publique et la dévalorisation de l'autorité enseignante. En tant que père de famille, combien sont aujourd'hui étonnés quand je leur mentionne qu'en cas de problème avec mes enfants, je suis présent pour trouver des solutions avec eux. Certaines langues mortes, comme le latin ou le grec, ont été abandonnées alors que des études prouvent que leur enseignement permet d'élever le niveau ...